Tout ce qu’il faut savoir sur la maladie d’Alzheimer

Alzheimer

À ce jour, 125 000 Québécois souffrent de la maladie d’Alzheimer ou de maladies connexes. Cette maladie neurodégénérative affecte non seulement les personnes atteintes de cette maladie, mais également leur famille et leurs proches. Si vous vous occupez d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, vous vous posez peut-être beaucoup de questions, ce qui est normal. Vous allez trouver dans ce guide des informations pour en savoir davantage sur cette maladie.

Définition et raison

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative (lésion cérébrale progressive, entraînant la mort neuronale), qui se caractérise par une perte progressive de mémoire et une perte de certaines fonctions intellectuelles (cognitives), qui affectent les activités de la vie quotidienne.

Les symptômes changent avec le temps. Cette évolution varie d’une personne à l’autre.

La perte de mémoire est le symptôme le plus courant. Avant que la maladie d’Alzheimer ne puisse être diagnostiquée, elle doit être liée à un autre dysfonctionnement cognitif. C’est possible :

  • Troubles du langage (aphasie) ;
  • Difficulté à effectuer certains exercices (apraxie) ;
  • Incapable d’identifier des objets ou des personnes (agnosie) ;
  • Soit la perte de la fonction exécutive, même si son comportement s’adapte à un environnement donné.

La cause exacte de la maladie n’a pas encore été déterminée, mais les recherches sur ce sujet ont permis de mieux comprendre son mécanisme biologique.

En termes de physiopathologie, la maladie d’Alzheimer se caractérise par deux types de lésions neuropathologiques cérébrales : le dépôt extracellulaire de protéine beta-amyloïde et le dépôt intracellulaire de protéine tau. Ces blessures se développeront de la région hippocampique vers l’ensemble du cortex cérébral au fil du temps, expliquant l’apparition de l’aphasie, l’apraxie, les troubles visuospatiaux et le dysfonctionnement exécutif.

Prévention et facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer

Facteurs de risque

La maladie est étroitement liée à l’âge. La maladie d’Alzheimer semble être une pathologie multifactorielle complexe, dans laquelle la susceptibilité génétique interagit avec des facteurs environnementaux.

Les facteurs génétiques sont plus ou moins propices à l’apparition de la maladie d’Alzheimer. D’une part, les facteurs génétiques augmentent la sensibilité d’une personne d’être atteinte de la maladie d’Alzheimer, d’autre part, la forme rare de la famille génétique se caractérise surtout par une apparition précoce.

Le facteur de risque génétique le plus connu concerne le gène de l’Apolipoprotéine E (APOE) (situé sur le chromosome 19), qui est impliqué dans le transport du cholestérol. Depuis, de nouveaux gènes ont été découverts et leur rôle est toujours en discussion.

En ce qui concerne les facteurs environnementaux, ils incluent généralement des facteurs sociodémographiques tels que l’âge, le niveau d’éducation et des facteurs liés au mode de vie tels que l’exercice physique, les habitudes alimentaires, la consommation de tabac et d’alcool, mais aussi certains facteurs biologiques liés à la voie, ces facteurs peuvent évoluer avec le temps, comme l’hypertension artérielle, la dyslipidémie ou le diabète.

Prévention possible

Adopter un mode de vie saine peut éviter les facteurs environnementaux : une alimentation équilibrée, l’exercice physique et la réduction du tabagisme.

Trouver des signes

Diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

Aujourd’hui, même si des travaux de recherche basés sur des examens plus ou moins invasifs sont en cours, il n’y a pas de signes de routine pour détecter la maladie. En revanche, le dépistage n’a de sens que si un traitement efficace est effectué. L’objectif premier est de le diagnostiquer le plus tôt possible en détectant ses premiers symptômes, afin de prévoir et de maintenir le plus longtemps possible la qualité de vie et l’autonomie des personnes.Ce diagnostic permet notamment d’initier une prise en charge médicale et médico-sociale adaptative et évolutive et d’accompagner le personnel soignant. C’est un diagnostic d’action.

Diagnostic

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer dépend sur plusieurs types d’examens (évaluation clinique et biologique, tests neuropsychologiques, imagerie médicale, etc.). Les médecins généralistes peuvent effectuer des examens préliminaires (en particulier des examens biologiques) pour écarter d’autres diagnostics.Le suivi de l’évolution de divers symptômes est très important pour confirmer le diagnostic et exclure d’autres maladies susceptibles d’entraîner un dysfonctionnement de la mémoire et de l’intellect (telles que l’encéphalopathie vasculaire, maladie de Creutzfeldt-Jakob…).